Sujet quotidien pour les forestiers, ou sensible pour d’autres entreprises de la filière bois, le titre forestier est un élément incontournable dans la légalité des bois tropicaux. L’organisme WRI présente dans son article les zones de déforestation dans le Bassin du Congo et analyse les différents facteurs à l’origine de ces pertes, notamment par titre forestier*. Extraits :

📍 » [Le Bassin du Congo] a encore enregistré une augmentation de 14,2 % de la perte de forêts primaires en 2024, une année record en matière de perte de forêts primaires dans les tropiques par rapport à 2023. »
📍 « Cette tendance [en matière de déforestation] s’inscrit dans la continuité d’une tendance persistante (…). Et rien n’indique que les taux de pertes de forêts vont diminuer à l’avenir sans mesures politiques et technologiques spécifiques visant à corriger les tendances actuelles et s’attaquer aux causes profondes de la perte de forêts primaires. »
📍 « Nous approfondissons donc les tendances observées dans les zones forestières naturelles et à forte valeur ajoutée de ces pays, en nous concentrant sur les forêts primaires et trois catégories de titres forestiers : les concessions forestières communautaires (…) ; les concessions forestières d’exploitation (…) ; et les aires protégées (…). »
📍 Cameroun : « En 2024, trois régions ont subi les pertes les plus importantes de forêts primaires : le Sud, le Centre et l’Est, qui représentent plus de 80 % de la couverture forestière primaire totale du Cameroun. »
📍 Cameroun : « La perte de couvert forestier dans les trois catégories de titres forestiers a fluctué au cours de la dernière décennie, avec les mêmes tendances observées dans chaque catégorie. La perte annuelle de couvert forestier dans chaque catégorie a au moins doublé entre 2015 et 2024. »
📍 Cameroun : « (…) les forêts communautaires ont subi des pertes accrues au cours des 10 dernières années. Introduites comme une opportunité pour les peuples autochtones et les communautés locales d’accéder aux ressources forestières et d’en prendre le contrôle, les forêts communautaires sont confrontées à une multitude de défis, et seulement environ 10% de toutes les forêts communautaires font l’objet d’une gestion active, c’est-à-dire qu’elles disposent de la documentation juridique nécessaire pour exploiter et transformer les ressources forestières conformément à leurs plans simples de gestion approuvés légalement. »
➡️ Voir dans l’article les graphiques par sous-région du Cameroun et par titre forestier, et quels sont les facteurs à l’origine de la perte de couverture forestière dans le Bassin du Congo.
Quel lien avec le RBUE et le RDUE (règlement UE ʺzéro-déforestationʺ) ?
➜ Les documents de légalité collectés doivent correspondre à ceux mentionnés par la législation du pays pour le titre forestier identifié de la forêt d’origine exploitée.
👉 Vos produits bois tropicaux importés proviennent-ils d’une Forêt Communautaire du Bassin du Congo ?
* le terme « titre forestier » utilisé ici par WRI est une « famille » de titres forestiers ; chaque titre forestier est défini dans la législation du pays concerné ; voir le document par pays publié par l’organisme TRAFFIC pour connaître ces titres forestiers et leurs documents de légalité associés (Cameroun, Gabon, RDC, Congo, RCA, Guinée Equatoriale).
Sources : article WRI (EN), article WRI (FR), article Ekwato (informations TRAFFIC).
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